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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 08:51

Modifié le samedi 25 avril 2009 05:13

Traduction du Twilight Thuesday du 20 mai 2008 sur Taylor Lautner (Jacob Black)

MTV : Donnez-nous un aperçu de votre personnage.

Taylor Lautner : Eh bien, Jacob Black est un amérindien. Il fait partie de la tribu des Quileutes. Il se transformera en loup-garou, ce qui est vraiment cool. J'adore le contraste entre son côté indien et celui de loup-garou.

MTV : C'est-à-dire?

Taylor Lautner : Son côté amérindien... il est vraiment amical et engageant. Il aime Bella et est très loyal envers elle et son père. Mais du côté loup-garou, il est très féroce et préfère juste attaquer, et ils ont cet énorme caractère. Donc il y a beaucoup de stress et des choses qui remuent en lui comme s'il essayait de garder son caractère à lui.

MTV : J'ai entendu aussi que vous aviez obtenu récemment votre permis de conduire? Félicitations!

Taylor Lautner : J'ai obtenu récemment mon permis de conduire, oui. Merci!

MTV : J'ia aussi entendu dire que vous étiez venu sur le tournage plus tôt afin de montrer aux producteurs que
vous étiez un bon conducteur avant qu'ils ne vous mettent derrière un volant.


Taylor Lautner : Oui. J'avais mon permis dans ma poche arrière pour leur montrer que j'étais ok et que je n'allais pas les tuer... je l'espère. (rires) Je vais m'entrainer en conduisant le camion de Bella et celui de ma famille. L'un d'entre eux est automatique, donc ce sera très agréable et facile. L'autre n'a aucune direction assistée donc je devrai me muscler. Ca sera intéressant. Je ne l'ai jamais fait auparavant.

MTV : Je n'ai pas encore vu le camion de Jacob sur le plateau. Où est-il?

Taylor Lautner : Mon camion est retourné à Portland. Lorsque je conduirai d'ici à mon hôtel, nous ferons un arrêt là-bas et je le conduirai.

MTV : Est-ce que le fait de conduire vous a aidé à sentir que vous étiez le vrai Jacob?

Taylor Lautner : Oui. Il est vraiment vieux et difficile à conduire, et c'est le seul sans conduite assistée. Donc je vais rouler avec mon (vrai) père à côté de moi, et celà devrait être intéressant. Nous voulons nous assurer que j'y sois habitué pour que cela semble naturel.

MTV : Avez-vous fait des recherches sur la culture amérindienne?

Taylor Lautner : J'ai eu en fait une réunion avec des membres de la tribu Quileute hier! Je les ai questionnés et j'ai juste demandé à les connaitre. Une chose qu'ils font et que j'ai remarqué est qu'ils n'ont pas besoin qu'on leur dise quoi faire. Si la poubelle est pleine, ils la vident. Ils sont toujours en train de s'entraider. Ils sont toujours présents pour chacun. Donc je veux juste être certain de pouvoir rendre cette partie de Jacob vivante.

MTV : Pendant un court moment, les Twilighters s'attendaient à avoir un acteur amérindien pour jouer Jacob.

Taylor Lautner : Je sais! Et en fait, je suis en partie amérindien. Nous avons appris ça pendant que nous nous préparions pour le film. Je suis Français ,Hollandais et Allemand, et du côté de ma mère, elle a du sang indien de Potawatomi et d'Ottawa en elle.

MTV : Qu'avez-vous besoin d'autre pour être prêt?
Taylor Lautner : Je dois m'habituer au fauteuil roulant de mon père (à l'écran) de sorte que le pousser semble très naturel, comme si je l'avais fait tout me vie... Je crois que Gil Birmingham, qui joue mon père, vient demain, donc je lui parlerai beaucoup.

MTV : Quelle est votre ligne de script favorite de Jacob?

Taylor Lautner : Ce n'est pas dans le premier livre, mais la citation que j'aime la plus est celle de Jacob "Est-ce que le fait que je sois à moitié nu te dérange?" Cette phrase me fait juste craquer. Parce que vous savez, c'est quand il est torse nu, ne portant pas de haut, nous devrons attendre pour voir à quoi il ressemble.

MTV : Donc vous avez envie de dire cette ligne?
Taylor Lautner : Oui j'ai envie.

MTV : Eh bien, c'est votre jour de chance : voulez-vous regarder la caméra et dire cette phrase?
Taylor Lautner : (Il rit) "Est-ce que le fait que je sois à moitié nu te dérange?"

MTV : Je pense que vous avez rendu un tas d'adolescentes excitées.
Taylor Lautner : Ouais, on devra attendre pour ça. (Il cligne de l'oeil)

Source

# Posté le mercredi 21 mai 2008 08:30

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 09:58

Shopping avec Alice

Shopping avec Alice
La voiture était une limousine brillante, noire et puissante, ses fenêtres teintées de noir. L'enfin ronronnait comme un gros chat alors que l'on roulait à toute vitesse dans la nuit profonde. Jasper conduisait d'une main, paraissant négligeant, mais la voiture musclée avançait avec une parfaite précision.

Alice était assise avec moi sur le siège arrière en cuir noir. Parfois, pendant la longue nuit, ma tête finissait contre son cou de granit, ses bras froids m'entourant, sa joue appuyée contre le haut de ma tête. Le devant de son fin t-shirt en coton était froid, trempé par mes larmes. Ici et là, si ma respiration devenait irrégulière, elle murmurait doucement; avec sa voix rapide, aiguë, les encouragements était semblables à un chant. Pour rester calme, je me concentrais sur le toucher de sa peau froide; c'était comme une connection physique avec Edward.

Tous les deux m'assurèrent - quand je réalisai, frappée de panique, que toutes mes affaires étaient encore dans la camionnette – que laisser ça derrière était nécessaire, ça avait quelque chose à voir avec l'odeur. Ils me dirent de ne pas m'inquiéter à propos des vêtements et de l'argent. J'essayais de leur faire confiance, faisant un effort pour ignorer à quel point j'étais mal à l'aise dans les vêtements de Rosalie. C'était une pensée triviale.

Sur les routes lisses, Jasper ne conduisait pas la voiture au-dessous de cent quatre-vingt dix kilomètres à l'heure. Il semblait complètement ignorant des limites de vitesse, mais nous n'avons jamais vu une voiture de patrouille. Les seules pauses dans la monotonie de la conduite furent deux arrêtes pour l'essence. Je remarquais que Jasper allait à l'intérieur pour payer en cash les deux fois.

L'aurore commença à apparaître alors que nous étions quelque part dans le nord de la Californie. Je regardais la lueur grise à travers le ciel sans nuages avec des yeux secs. J'étais épuisée, mais le sommeil m'avait échappé, mon esprit trop plein d'images dérangeantes pour me détendre dans l'inconscience. L'expression brisée de Charlie, le grognement brutal d'Edward, les dents à découvert, le regard ardent du traqueur, l'expression morne de Laurent, l'expression éteinte dans les yeux d'Edward après qu'il m'ai embrassé la dernière fois; elles défilaient devant mes yeux comme des flashes, mes sentiments alternant entre la terreur et le désespoir.

A Sacramento, Alice voulait que Jasper s'arrête, pour me prendre de la nourriture. Mais je secouai la tête, fatiguée, et lui dit de continuer de conduire, avec une voix creuse.

Quelques heures plus tard, dans une banlieue en dehors de L.A., Alice lui parla doucement à nouveau, et il sortit de la route au son de mes faibles protestations. Un grand centre commercial était visible depuis la route, il se dirigea par là, entrant dans le parking, au sous-sol, pour se garer.

« Reste avec la voiture. » dit-elle à Jasper.

« Tu es sûre ? » demanda-t-il avec appréhension.

« Je ne vois personne ici. » dit-elle. Il acquiesça, consentant.

Alice me prit la main et me fit sortir de la voiture. Elle gardait ma main dans la sienne, me gardant près d'elle alors que nous sortions du parking sombre. Elle contourna le bord du parking, restant dans l'ombre. Je remarquai la manière dont sa peau semblait briller dans les rayons du soleil qui se reflétaient sur le trottoir. Le centre commercial était bondé, beaucoup de groupes passaient à côté de nous, quelques uns tournant la tête pour nous regarder passer.

Nous marchâmes sous un pont qui reliait le plus haut niveau du parking au second étage d'un magasin, restant toujours en retrait des rayons directs du soleil. Une fois à l'intérieur, Alice semblait moins remarquable, simplement une fille pâle comme de la craie, et des yeux ombrés mais alertes, et des cheveux noirs coiffés en piques. Les marques sous mes yeux, j'en étais sûre, étaient plus évidentes que les siennes. Nous attirions toujours l'attention de quiconque tournait les yeux vers nous. Je me demandais ce qu'ils pensaient voir. La délicate, dansante Alice, avec son visage d'ange, habillée de vêtements fins, pâles, qui ne minimisait pas assez sa pâleur, me tenant la main, menant clairement, alors que je traînais des pieds dans des vêtements qui ne m'allaient pas du tout mais chers, mes cheveux ternes emmêlés retombant dans mon dos.

Alice m'entraîna infailliblement vers la nourriture.

« Qu'est-ce que tu veux manger ? »

L'odeur des fast food gras me retourna l'estomac. Mais le regard d'Alice n'était pas ouvert à la persuasion. Je demandais sans enthousiasme un sandwich à la dinde.

« Est-ce que je peux aller aux toilettes ? » demandai-je alors que nous allions vers la queue.

« Okay. » et elle changea de direction, sans lâcher ma main.

« Je peux y aller seule. » L'atmosphère du centre commercial me faisait me sentir le plus normal possible depuis notre jeu désastreux de la nuit dernière.

« Désolée Bella, mais Edward lira mon esprit quand il sera là, et s'il voit que je t'ai laissée hors de portée de ma vue pour une minute... » Elle s'arrêta, ne voulant pas envisager les conséquences.

Au moins elle attendit à l'extérieur des toilettes bondées. Je me lavai le visage ainsi que les mains, ignorant les regards effrayés des femmes autour de moi. J'essayai de peigner mes cheveux avec mes doigts, mais abandonnai rapidement. Alice me prit la main de nouveau à la porte, et nous retournions lentement vers la queue pour la nourriture. Je traînais les pieds, mais elle n'avait pas l'air impatiente.

Elle me regarda manger, lentement au départ, puis plus vite alors que mon appétit revenait. Je vidai si rapidement le soda qu'elle m'avait apporté qu'elle me quitta pendant un moment – sans me lâcher des yeux cependant – pour en prendre un autre.

« C'est définitivement plus commode, ce que tu manges. » commenta-t-elle alors que je finissais. « Mais ça ne semble pas très drôle. »

« Chasser c'est plus excitant, j'imagine. »

« Tu n'as pas idée. » Elle sourit de toutes ses dents brillantes, et plusieurs têtes se tournèrent vers nous.

Après s'être débarrassé des déchets, elle m'entraîna vers les larges couloirs du centre commercial, son regard s'éclairant de temps à autres sur quelque chose qu'elle voulait, m'entraînant avec elle à chaque arrêt. Elle s'arrêta un moment dans une boutique très chère pour acheter trois paires de lunettes de soleil, deux pour femme et une pour homme. Je remarquai que l'employé la regarda différemment quand elle lui tendit une carte de crédit peu familière avec des lignes dorées dessus. Elle trouva une boutique d'accessoires où elle prit une brosse et des élastiques.

Mais elle n'en avait pas réellement fini jusqu'à ce qu'elle m'entraîne dans un genre de boutique je ne fréquentais jamais, parce que le prix d'une paire de chaussette n'aurait pas été dans mes moyens.

« Tu dois faire une taille deux, environ. » C'était une constatation, pas une question.

Elle m'utilisa comme mule pour porter les paquets, me chargeant d'un incroyable amas de vêtements. De temps en temps, je la voyais prendre une petite taille alors qu'elle choisissait quelque chose pour elle. Les vêtements qu'elle prenait pour elle étaient en matériau léger, mais à manche longue ou descendant jusqu'aux pieds, étudiés pour couvrir le plus de peau possible. Un large chapeau en paille noir couronnait l'amas de vêtements.

La vendeuse eut la même réaction vis à vis de la carte peu familière, devenant plus serviable, et appellant Alice 'mademoiselle'. Le nom qu'elle disait n'était pas familier pourtant. Une fois que nous étions en dehors du centre commercial à nouveau, nos bras chargés de sacs, elle en portant plus, je lui posais la question.

« Comment elle t'a appelé ? »

« La carte de crédit indique Rachel Lee. On va faire très attention de ne laisser aucune trace pour le traqueur. Allons te changer. »

Je réfléchissais à propos de ça alors qu'elle m'emmenait à nouveau vers les toilettes, me poussant dans la cabine pour handicapé, pour que j'aie de l'espace pour bouger. Je l'entendis fouiller dans les sacs, me tendant finalement une robe légère bleue en coton par dessus la porte. J'enlevais avec gratitude le jean trop long et trop serré de Rosalie, ôtai le chemisier qui m'était trop large aux mauvais endroits, et les faisait passer par dessus la porte. Elle me surprit en poussant une paire de sandales légères en cuir sous la porte – où les avait-elle eu ? La robe m'allait étonnamment bien, laissant deviner le coût expansif à la façon dont elle me moulait.

Alors que je quittais la cabine, je remarquai qu'elle mettait les vêtements de Rosalie dans la poubelle.
« Garde tes baskets. » dit-elle. Je les mis sur le dessus d'un des sacs.

Nous retournions vers le parking. Alice eut moins de regards cette fois, elle était tellement couverte de sacs que sa peau était à peine visible.

Jasper attendait. Il se glissa hors de la voiture en nous voyant – le coffre était ouvert. Alors qu'il prenait mes sacs en premier, il lançais un regard sardonique à Alice.

« Je savais que j'aurais dû venir. » marmonna-t-il.

« Oui, » acquiesça-t-elle, « elles t'auraient adoré, dans les toilettes des femmes. » Il ne répondit rien.

Alice fouilla rapidement dans ses sacs avant de les mettre dans le coffre. Elle tendit à Jasper une paire de lunettes de soleil, en mettant elle-même une paire. Elle me tendit la troisième paire ainsi que la brosse à cheveux. Puis elle sortit un chemisier à manches longues, d'un tissu fin, d'un noir transparent, l'enfilant par-dessus son t-shirt, le laissant ouvert. Pour finir, elle ajouta le chapeau de paille. Sur elle, ce costume rudimentaire semblait appartenir à un défilé de mode. Elle attrapa une poignée de vêtements et, les roulant en boule, elle ouvrit la porte arrière et fit un oreiller sur le siège.

« Tu as besoin de dormir, maintenant. » ordonna-t-elle fermement. Je me laissai tomber avec obéissance sur le siège, laissant ma tête reposer, me blottissant sur le côté. J'étais à moitié endormie quand la voiture se mit en route.

« Tu n'aurais pas dû me prendre toutes ces choses. » marmonnai-je.

« Ne t'inquiète pas pour ça, Bella. Dors. » Sa voix était reposante.

« Merci. » Je soupirai, et sombrai dans un sommeil inconfortable.

Ce fut la douleur d'avoir dormi dans une position si étroite qui me réveilla. J'étais toujours éreintée, mais soudainement très nerveuse en me rappellant où j'étais. Je m'assis pour voir la Vallée du Soleil s'étendre devant moi; la large étendue de toits en tuiles, de palmiers, d'autoroutes, de nuages de pollution et de piscines, entourés par de petites et pierreuses dorsales que l'on appelle montagnes. J'étais surprise de ne ressentir aucun sentiment de soulagement, seulement un acariâtre mal du pays pour le ciel pluvieux, et l'enceinte verte de l'endroit qui pour moi signifiait Edward. Je secouai la tête, essayant de repousser le début de désespoir qui menaçait de m'envahir.

Jasper et Alice parlaient; au courant, j'en étais sûre, que j'étais à nouveau consciente, mais ils ne donnaient aucun signe. Leurs voix rapides, douces, l'une basse, l'autre haut perchée, flottaient musicalement autour de moi. Je déterminai qu'ils discutaient de l'endroit où rester.

« Bella, » me demanda nonchalament Alice, comme si je faisais déjà partie de la conversation. « Quel chemin pour l'aéroport ? »

« Reste sur la I-10. » dis-je automatiquement. « On passe juste devant. »

Je réfléchis un moment, mon cerveau toujours embrumé par le sommeil.

« Est-ce qu'on prend l'avion ? » demandai-je.

« Non, mais il vaut mieux être proche, au cas où. » Elle ouvrit son téléphone portable, et apparemment appela les renseignements. Elle parlait plus lentement que d'habitude, demandant des hôtels proches de l'aéroport, acquiesçant une proposition, puis s'arrêtant pendant qu'elle était connectée. Elle fit des réservations pour une semaine sous le nom de Christian Bower, débitant le numéro d'une carte de crédit sans en regarder aucun. Je l'entendis répéter les indications pour l'intérêt de l'opérateur; j'étais sûre qu'elle n'avait besoin d'aucune aide pour sa mémoire.

La vue du téléphone m'avait rappellé mes responsabilités.

« Alice, » dis-je quand elle eu fini. « Je dois appeler mon père. » Ma voix était sombre. Elle me tendit le téléphone.

On était en fin d'après-midi; j'espérais qu'il soit au travail. Mais il répondit à la première sonnerie. J'eu un mouvement de recul, imaginant son visage anxieux.

« Papa ? » dis-je avec hésitation.

« Bella ! Comment vas-tu ma chérie ? » Un fort soulagement emplissait sa voix.

« Je suis sur la route. » Il n'y avait pas besoin de lui faire savoir que j'avais fait un voyage de trois jours en une nuit.

« Bella, tu dois faire demi-tour. »

« Je dois rentrer à la maison. »

« Ma chérie, et si on parlait de ça ? Tu n'as pas besoin de partir juste à cause d'un garçon. » Il était très prudent, je le devinais.

« Papa, laisse-moi une semaine. J'ai besoin de réfléchir à tout ça, et après je déciderai si je rentre ou pas. Ça n'a rien à voir avec toi, okay ? » Ma voix tremblait légèrement. « Je t'aime, Papa. Quoique je décide, je te verrai bientôt. Je te le promets. »

« Okay, Bella. » Sa voix était résignée. « Appelle moi quand tu arrives à Phoenix. »

« Je t'appellerai de la maison, Papa. Au revoir. »

« Au revoir, Bells. » Il hésita avant de raccrocher.

Au moins j'étais à nouveau en bons termes avec Charlie, pensai-je alors que je rendais le téléphone à Alice. Elle me regardait attentivement, attendant peut-être un autre craquage émotionnel. Mais j'étais juste trop fatiguée.

La ville familière passait devant ma fenêtre sombre. Le trafic était fluide. On traversa rapidement le centre ville, puis on tourna autour de Sky Harbor International, allant vers le sud, à Tempe. Juste de l'autre côté du lit sec de la Salt River, environ un mile après l'aéroport, Jasper sortit sur la commande d'Alice. Elle le dirigea facilement à travers les rues jusqu'à l'entrée de l'aéroport Hilton.

J'avais pensé au Motel 6, mais j'étais sûre qu'ils balayeraient les soucis financiers. Ils avaient l'air d'avoir une réserve sans fin.

On rentra dans le parking devant le Ramada, et deux grooms se dirigèrent rapidement vers l'impressionnante voiture. Jasper et Alice sortirent, ressemblant à des stars de ciné avec leurs lunettes noires. Je sortis maladroitement, engourdie par les longues heures de voiture. Jasper ouvrit le coffre, et le personnel obséquieux déchargea rapidement les sacs dans un chariot. Ils étaient trop bien entraînés pour n'offrir aucun signe de surprise devant notre manque de réel bagage. L'intérieur sombre de la voiture avait été très froid; sortir à l'extérieur, dans Phoenix une après-midi, même à l'ombre, c'était comme mettre ma tête dans un four prêt à griller. Pour la première fois ce jour-là, je me sentais chez moi.

Jasper traversa d'un pas assuré le hall vide. Alice restait prudemment à mes côtés, les grooms nous suivant avec nos affaires. Jasper s'approcha du comptoir, inconscient de son allure royale.

« Bower. » Fut tout ce qu'il dit à la réceptionniste à l'air professionnel. Elle entra rapidement ses informations, et seulement quelques infimes regards vers l'idole aux cheveux blonds devant elle trahissaient son professionnalisme.

Nous furent rapidement menés à notre grande suite. Je savais que les deux chambres étaient simplement pour le bienfait des conventions. Les grooms déchargeaient efficacement nos sacs alors que je m'asseyais faiblement sur le sofa, et Alice alla visiter les autres chambres d'un pas de danseuse. Jasper leur serra la main alors qu'ils partaient, et le regard qu'ils s'échangèrent en se dirigeant vers la porte était plus que satisfait; il était jubilant. Puis nous furent seuls.

Jasper alla vers les fenêtres, fermant bien les rideaux. Alice apparut et laissa tomber le menu du room service à côté de moi.

« Commande quelque chose. » ordonna-t-elle.

« Je vais bien. » dis-je faiblement.

Elle me lança un regard noir, et récupéra le menu. Marmonnant quelque chose à propos d'Edward, elle prit le téléphone.

« Vraiment, Alice... » commençais-je, mais son regard me fit taire. Je reposais ma tête sur l'accoudoir du sofa et fermai les yeux.

Un coup à la porte me réveilla. Je sursautai si rapidement que je glissai du sofa, tombant sur le sol, et me cognai la tête contre la table basse.

J'entendis Jasper rire brièvement, et relevai les yeux pour le voir se couvrir la bouche, essayant de refouler le reste de son amusement. Alice alla à la porte, pressant fermement ses lèvres, les coins de sa bouche frémissant.

Je rougis et remontai sur le sofa, me tenant la tête entre les mains. C'était mon repas; l'odeur attirante de la viande rouge, du fromage, de l'ail et des pommes de terre flottait autour de moi.

Alice porta le plateau aussi facilement que si elle avait servi pendant des années, et le posa sur la table à mes genoux.

« Tu as besoin de protéine. » Expliqua-t-elle, soulevant le dôme argenté pour révéler un large steack et une sculpture de pomme de terre décorative. « Edward ne sera pas content s'il sent que ton sang est anémique quand il viendra ici. » J'étais presque sûre qu'elle plaisantait.

Maintenant que je sentais la nourriture j'avais faim à nouveau. Je mangeai rapidement, sentant mon énergie revenir alors que les sucres frappaient ma circulation sanguine. Alice et Jasper m'ignoraient, regardant le journal télévisé et parlant si promptement et doucement que je ne pouvais comprendre un mot.

Un second coup retentit à la porte. Je sautai sur mes pieds, évitant de peu un nouvel accident avec le plateau à moitié vide sur la table basse.

« Bella, tu as besoin de te calmer. » dit Jasper, alors qu'Alice répondait à la porte. Un membre du personnel lui donna un petit sac avec le logo Hilton dessus et partit silencieusement. Alice le prit et vint me le tendre. Je l'ouvris et trouvai une brosse à dent, du dentifrice, et toutes les autres choses critiques que j'avais laissé à l'arrière de ma camionnette. Des larmes me vinrent aux yeux. « Vous êtes si gentils avec moi. » Je regardai Alice puis Jasper, bouleversée.

J'avais remarqué que Jasper était habituellement le plus prudent possible quant à garder ses distances avec moi, alors ça me surprit quand il vint à mes côtés et posa sa main sur mon épaule.

« Tu fais partie de la meute maintenant. » plaisanta-t-il, souriant chaleureusement. Je sentais soudainement la lassitude se répandre dans mon corps; mes paupières étaient trop lourdes pour rester ouvertes.

« Très subtil, Jasper. » entendis-je dire Alice d'un ton ironique. Ses bras minces, froids, se glissèrent sous mes genoux et derrière mon dos. Elle me porta, mais je m'endormis avant qu'elle ne me pose sur le lit.

Il était très tôt quand je me réveillai. J'avais bien dormi, sans rêves, et j'étais plus alerte que d'habitude au lever. Il faisait sombre, mais il y avait des raies de lumière qui venaient de sous la porte. J'allais au bord du lit, cherchant une lampe sur la table de nuit. Une lumière s'alluma au dessus de moi, je sursautai, et Alice était là, agenouillée à côté de moi sur le lit, sa main sur la lampe qui se trouvait stupidement au dessus de la tête de lit.

« Désolée. » dit-elle alors que je baissai l'oreiller, soulagée. « Jasper a raison, » continua-t-elle. « Tu as besoin de te relaxer. »

« Oui eh bien ne lui dis pas ça. » marmonnai-je. « S'il essaye de me relaxer encore plus je serai dans le coma. »

Elle rit. « Tu as remarqué, hein ? »

« S'il m'avait frappé derrière la tête avec une poêle ça aurait été moins flagrant. »

« Tu avais besoin de dormir. » Elle haussa les épaules, souriant toujours.

« Et maintenant j'ai besoin d'une douche, hirk ! » Je réalisai que je portais toujours la robe bleue, qui était beaucoup trop froissée qu'elle ne devrait. Ma bouche était pâteuse.

« Je crois que tu vas avoir un bleu sur le front. » mentionna-t-elle alors que je me dirigeais vers la salle de bain.

Après m'être lavé, je me sentais beaucoup mieux. Je mis les vêtements qu'Alice m'avait posés sur le lit, un chemisier vert qui semblait être fait de soie, et un short en lin. Je me sentais coupable de voir que mes nouveaux vêtements étaient beaucoup mieux que ceux que j'avais laissé derrière moi. C'était agréable de pouvoir enfin faire quelque chose de mes cheveux; les shampoings de l'hôtel étaient d'une très bonne qualité et mes cheveux redevinrent soyeux. Je pris mon temps pour les sécher, pour qu'ils soient parfaitement raides. J'avais le sentiment que l'on ne ferait pas grand chose aujourd'hui. Une inspection de près dans le miroir révéla une ombre sur mon front. Fabuleux.

Quand j'émergeais enfin, la lumière filtrait aux bords des rideaux épais. Alice et Jasper étaient assis sur le sofa, fixant patiemment la télé presque silencieuse. Il y avait un nouveau plateau repas sur la table.

« Mange. » dit fermement Alice en le montrant.

Je m'assis avec obéissance sur le sol, et mangeai sans faire attention à la nourriture. Je n'aimais pas l'expression sur leurs visages. Elle était trop calme. Ils regardaient la télé sans détourner le regard, même si ce n'était que des publicités qui passaient. Je repoussai le plateau, mon estomac soudainement noué. Alice baissa les yeux, jetant un coup d'oeil au plateau toujours rempli avec un regard de mécontentement.

« Qu'est-ce qui ne va pas Alice ? » demandai-je.

« Tout va bien. » Elle me regarda avec de grands yeux honnêtes que je ne croyais pas une seconde.

« Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? »

« On attend que Carlisle appelle. »

« Et est-ce qu'il aurait déjà dû appeler maintenant ? » Je pouvais voir que j'étais proche de la vérité. Les yeux d'Alice se dérobèrent vers le téléphone portable, sur son sac en cuir, puis vers moi à nouveau.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? » Ma voix tremblait, et je me battais pour la contrôler. « Qu'il n'ai pas encore appelé ? »

« Ca veut juste dire qu'ils n'ont rien à nous dire pour l'instant. » Mais sa voix était trop calme, et l'air était soudainement plus difficile à respirer.

« Bella, » dit Jasper dans une voix suspicieusement douce. « Tu n'as pas à t'inquiéter. Tu es parfaitement en sécurité ici. »

« Tu crois que c'est pour ça que je m'inquiète ? » demandai-je, incrédule.

« Alors pour quoi d'autre ? » Il était aussi surpris. Il devait sentir la teneur de mes émotions, mais ne pouvait pas lire les raisons derrière elles.

« Tu as entendu ce que Laurent a dit. » Ma voix était basse, mais ils pouvaient m'entendre facilement, bien sûr. « Il a dit que James était un meurtrier. Et si quelque chose tournait mal, et qu'ils étaient séparés ? Si quelque chose leur arrivait, à Carlisle, Emmett... Edward... » Je déglutissais. « Si cette femelle sauvage blessait Carol ou Esmée... » Ma voix était devenue plus perchée, une note d'hystérie commençant à monter. « Comment je pourrais vivre avec moi-même en sachant que c'est de ma faute ? Aucun de vous ne devrait risquer vos vies pour moi-»

« Bella, Bella, arrête. » m'interrompit-il, ses mots sortant rapidement. « Tu t'inquiètes à propos des mauvaises choses, Bella. Fais-moi confiance là-dessus – aucun de nous n'est en danger. Tu es assez sous pression comme ça, ne rajoute pas des inquiétudes complètement inutiles. Ecoute moi - » J'avais détourné les yeux. « Notre famille est forte. Notre seule peur est de te perdre. »

« Mais pourquoi vous- » Alice m'interromput cette fois, touchant ma joue avec ses doigts froids.

« Ca fait presque un siècle qu'Edward est seul. Maintenant il t'a trouvé, notre famille est complète. Penses-tu qu'on voudrait le regarder dans les yeux pour les cent prochaines années s'il te perd ? »

Ma culpabilité s'apaisait alors que je regardais ses yeux foncés. Mais, même si le calme envahissait mon corps, je savais que je ne pouvais pas faire confiance à mes sentiments tant que Jasper était présent.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:08

Modifié le mardi 11 novembre 2008 04:58

Emmet et l'ours

Emmet et l'ours
J'étais surprise de voir cette étrange fraternité de plus en plus présente entre Emmett et moi-même, particulièrement depuis qu'il avait été un jour le plus terrifiant de tous pour moi. Cela devait avoir un rapport avec la manière dont nous avons tous deux été choisi pour rejoindre la famille; nous avons tous les deux été aimé – et avons aimé en retour – alors que nous étions humains, bien que très brièvement pour lui. Emmett s'en souvenait – lui seul comprenait vraiment le miracle qu'Edward restait pour moi.

Nous avions parlé de ça pour la première fois un soir, alors que nous nous prélassions tous les trois dans les canapés de la première pièce, Emmett me régalant tranquillement de souvenirs qui étaient mieux que des contes de fée, tandis qu'Edward était concentré sur la chaine cuisine – il avait décidé qu'il avait besoin d'apprendre à cuisiner, à mon incrédulité, et c'était difficile sans le sens du goût et des odeurs. Après tout, c'était quelque chose qui ne lui venait pas naturellement. Son front parfait se plissait alors que le célèbre chef aromatisait encore un autre plat, selon le goût. Je réprimais un sourire.

-"Il avait finit de jouer avec moi alors, et je savais que j'allais mourir." Se souvenait doucement Emmett, remontant son conte à ses années humaines avec l'histoire de l'ours. Edward n'y prêtait pas attention, il l'avait déjà entendue. "Je ne pouvais pas bouger, et je perdais connaissance, quand j'entendis ce que je cru être un autre ours, et une bagarre pour savoir qui allait avoir ma carcasse, supposais-je. Soudain, j'ai eu l'impression que je volais. Je pensais que je mourais, mais j'essayais d'ouvrir mes yeux quand même. Et puis je l'ai vu-" L'expression de son visage était incrédule au souvenir, je comprenais entièrement. "- et je savais que j'étais mort. Je ne m'occupais même pas de la douleur – je me battais pour garder mes paupières ouvertes, je ne voulais pas manquer une seconde du visage de l'ange. J'étais en plein délire, bien sûr, me demandant pourquoi on n'était pas encore au paradis, pensant que c'était plus loin que je ne m'y attendais. Je continuais d'attendre qu'elle s'envole. Et qu'elle m'apporte à Dieu." Il rit de son rire profond, tonitruant. Je pouvais facilement comprendre n'importe qui faisant cette hypothèse. "Je pensais que ce qui allait se passer après, c'était mon jugement. Je m'étais un peu trop amusé pendant mes vingt années en humain, alors je n'étais pas surpris par les feux de l'enfer." Il rit encore, cependant je frissonnais; le bras d'Edward se resserra autour de moi inconsciemment. "Ce qui me surprenait c'était que l'ange ne partait pas. Je ne pouvais pas comprendre comment quelque chose de si beau serait autorisé à rester en enfer avec moi – mais j'étais reconnaissant. A chaque fois que Dieu venait pour me voir, j'avais peur qu'il ne la prenne, mais il ne fit jamais. J'ai commencé à penser que peut-être ces prêcheurs qui parlait d'un Dieu miséricordieux avaient peut-être raison après tout. Et puis la douleur s'en alla... et ils m'expliquèrent des choses.

"Ils étaient surpris de voir que je n'étais que peu perturbé au sujet des vampires. Mais si Carlisle et Rosalie, mon ange, étaient vampires, comment cela pouvait-il être mauvais?" J'acquiesçai, étant complètement d'accord, alors qu'il continuait. "J'ai eu un peu plus de problèmes avec les règles..." Il gloussa. "Tu m'avais toujours dans les pattes !" Le coup de coude joueur d'Emmett sur l'épaule d'Edward nous fit bouger tous les deux.

Edward ricana sans détourner les yeux de la télé.

-"Alors tu vois, l'Enfer n'est pas si mal si tu gardes un ange avec toi." M'assura-t-il malicieusement. "Quand il trouvera le temps d'accepter l'inévitable, ça ira."

Le poing d'Edward bougea si rapidement que je ne pu pas voir ce qui frappa Emmett qui s'étala sur le dossier du canapé. Les yeux d'Edward n'avaient jamais quitté l'écran.

-"Edward!" le réprimandai-je, horrifiée.

-"Ne t'en fais pas pour ça, Bella." Emmett était imperturbable, de retour dans son fauteuil. "Je sais où le trouver." Il regarda le profil d'Edward, par-dessus ma tête. "Tu devras la lâcher de temps en temps." Menaça-t-il. Edward grogna simplement pour toute réponse, sans lever les yeux.

-"Les garçons!" Héla durement la voix réprobatrice d'Esmée du bas des escaliers.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:11

Modifié le mardi 11 novembre 2008 04:58

Etant Jacob Black

Donc tu es un gamin heureux. Tu as quelques bons amis, ton père est vraiment cool, bien qu'un peu superstitieux. Tu es relativement bon à l'école - tu n'as pas à travailler trop dur pour y arriver. Tu as beaucoup de liberté. Tu aimes tout ce qui touche la mécanique.

Un jour, la fille du meilleur ami de ton père arrive dans le coin. Elle est vraiment mignonne dans son genre, mais, plus que ça, vous êtes directement sur la même longueur d'onde tous les deux. Même état d'esprit. Bella fait une sortie avec tous ses amis du lycée, et elle parait très intéressée par tout ce que tu dis. Elle te plait immédiatement, mais tu sais qu'elle est hors d'atteinte. Elle est lycéenne, tu es un gamin - faut pas rêver. Malgré tout, tu penses beaucoup à elle. "Peut-être qu'un jour..." tu te dis.

Bien sûr, tu es beaucoup plus intéressé maintenant, chaque fois que ton père parle de Charlie. Tu continues à pousser ton père à s'excuser auprès de Charlie pour les Cullen. Dans ta tête, Billy est le seul qui est en tort. Tu le presses de s'excuser. Finalement, il le fait. Il se rend là-bas, et, naturellement, tu l'accompagnes. Quelqu'un doit bien conduire. (Tu sais que tu ne dupes personne, Billy voit totalement à travers toi).

Donc tu vois Bella avec un gars dans une super voiture (la voiture est la première chose que tu remarques. Tu es impressionné). Tu as trop d'amour-propre pour avouer qu'il est pas mal. Observateur comme tu l'es, tu peux voir l'étincelle qu'il y a entre eux. Tu soupires - pourtant, tu savais qu'elle serait très vite prise. Mais les relations du lycée sont les plus importantes, alors tu l'acceptes. Tu te demandes qui il est (tu connais tout le monde autour d'elle) et pourquoi ton père réagit si bizarrement.

Tu as une chance de parler à Bella, et c'est sympa, encore une fois. C'est vraiment agréable d'être avec elle. Tu la questionnes à propos du gars, et c'est un Cullen, maintenant tu as le pourquoi du comment de la réaction de Billy. Tu passes une bonne soirée avec Bella, excepté le fait qu'elle parait très dissipée et qu'elle porte un nouveau parfum que tu n'aimes pas du tout.

Tu rentres chez toi et ton père est insoutenable. Il appelle tous ses amis superstitieux. Tu peux entendre (en écoutant discrètement depuis ta chambre) qu'ils lui disent que ce ne sont pas ses affaires. Tu es d'accord, mais Billy ne te demande pas ton avis. Ton père pense que ce gars est littéralement une espèce de monstre - c'est tellement embarrassant.

Billy retourne rendre visite à Charlie, et il est toujours très inquiet pour Bella. Il est très tendu, et tu devines (il marmonne quand il est agité) qu'il pense qu'il est en train de violer ce légendaire traité. Tu es à moitié conscient qu'il faudrait que tu lui dises que tu as raconté l'histoire à Bella, mais tu sais que tu vas être disputé, donc tu ne dis rien.

Tu revois Bella avec son ami. Évidemment, c'est son petit ami - il l'embrasse dans le cou avant qu'elle ne rentre. Billy a presque une attaque. Oh, c'est vrai - vampires. Mince, ce vieillard va encore vous humilier tous les deux. Tu te demandes pourquoi son petit ami reste assis dans la camionnette...

Tu es plus triste que tu n'aurais pensé l'être. Tu pensais que tu aurais accepté que Bella ait un petit ami, mais cette épreuve et plus déprimante que tu ne le pensais. Il y a une différence entre supposer quelque chose et le voir par soi-même. Soupir. Ton père t'envoie dehors chercher quelque chose, et tu réalises plus tard qu'il voulait parler à Bella seul à seule. Tu espères qu'il n'est pas passé pour un imbécile.

La vie continue. Tu as plusieurs relations avec des filles de l'école, mais elles s'achèvent rapidement. Tu penses encore beaucoup à Bella. Tu espères que tu pourras juste passer encore de bons moments avec elle, mais ton père réagit toujours comme un idiot à propos des Cullen. Il ne te laissera pas lui rendre visite. Comme si tu allais être blessé ou un truc du genre. Tu roules beaucoup des yeux face à lui.

Un jour, Bella quitte Forks. Quand Billy te l'annonce, ça te blesse profondément. Tu t'inquiètes pour elle - ça te réveille la nuit. Tu n'avais pas idée à quel point elle était malheureuse. Tu es furieux que Billy ne t'aies pas laissé la voir. Peut-être que tu aurais pu l'aider...

Puis Charlie appelle Billy pour lui dire que Bella a eu un terrible accident à Phoenix - elle est tombée à travers une fenêtre et elle est dans un sale état à l'hôpital. La nouvelle est comme une enclume qui te tombe sur la tête. Quand Billy apprend que le Dr. Cullen est là-bas en train de la soigner, il supplie Charlie de prendre l'avion immédiatement. Ils se disputent encore. Tu proposes de partir là-bas pour prendre de ses nouvelles, et Billy se déchire devant toi. Tu pars, mais tu es retenu au dernier moment. Tu l'entends au téléphone avec quelqu'un, hurler à propos de traités et de guerres - tu n'entends pas très bien à travers la porte. Mais tu l'entends dire que les Cullen ont blessé Bella, et aussi Sam. Tu te demandes ce que Sam vient faire dans cette conversation. Mais tu ne t'attardes pas longtemps là-dessus. Tu es trop inquiet pour Bella.

Bella guérit et revient à la maison. Tu meurs d'envie de la revoir - bien sûr tu pourrais au moins lui apporter un bouquet de fleurs pour son bon rétablissement ou quelque chose. Mais Billy t'interdis d'y aller, et tu ne peux demander à personne de te prêter une voiture (ils sont tous du côté de Billy). Tu narrives pas croire à quel point cette histoire de vampires est allée loin.

Et puis Billy change de comportement. Il veut que tu ailles parler à Bella. Mais il veut que tu fasse irruption à son bal de promo. Tu es mortifié. Cependant, il t'offre un pot-de-vin, et tu veux vraiment voir Bella. Alors tu y va. Bella est tellement belle. Tu lui transmets le message embarrassant de Billy, mais, à ton grand soulagement, elle en rit avec toi. Tu vois qu'elle regarde Edward Cullen, et tu comprends qu'elle est vraiment hors d'atteinte. Mais tu vas bien, parce que tu sais aussi qu'elle sera toujours ton amie. Tu veux qu'elle soit heureuse, et ce gars la rends clairement heureuse. Tu te sens mal pour tous les préjugés de ton père envers les Cullen, et tu souhaites qu'ils soient ouverts aux excuses. Bella porte encore un drôle de parfum. Tu te demandes pourquoi elle l'aime bien.

Tu passes un super été à La Push. Tu travailles dans ton garage la plupart du temps, tu fais quelques heures par semaine au magasin pour avoir un peu d'argent, tu sors avec Embry et Quil, tu fais quelques sorties en groupe. Une fille en pince pour toi, mais c'est juste une amie pour toi. Billy est toujours inquiet pour Bella, et tu ne peux pas t'empêcher d'y prêter attention quand son nom est mentionné. Il y a un stupide gang qui se forme en ville, et toi et tes amis vous moquez de Sam et des siens derrière leur dos.

L'école recommence, et tout est normal.

Tard dans la nuit, Billy reçoit un coup de fil affolé de Charlie. Bella a disparu, il pense qu'elle est perdue dans les bois. Billy lui promet de l'aide. Tu accoures pour aider, mais il te dit "non". Tu es tellement furieux, que tu pars à pied quand même. Tu arrives là-bas vers trois heures du matin, et tout le monde s'en va à ce moment-là. Bella est endormie te disent-ils, donc tu ne rentres pas. Tu vois Sam, Jared et Paul, et ça te met hors de toi. Mr. Weber te propose de te ramener lorsqu'il te vois marcher. Il est le seul à t'annoncer que les Cullen sont partis. Les gens n'arrêtent pas d'en parler. Edward a quitté Bella dans les bois, et elle s'est évanouie là-bas.

Au début, tes sentiments sont confus. Tu dois admettre que tu es quand même content, mais tu essaies de ne pas y penser. Ils ont tort - Bella doit être très malheureuse. Tu espères qu'elle va bien.

Puis tu as les détails. Charlie est désespéré, et il appelle souvent Billy pour qu'il l'aide. Mais aucune de tes soeurs n'a connu cela, et Billy ne pas plus l'aider que ça. Tu apprends à quel point Bella va mal, dans un état catatonique, sans manger ni dormir.

Tu commences à détester Edward Cullen. Comment a-t-il pu faire cela à une personne si géniale et si gentille ? Quel espèce de monstre est-il ? Tu t'en veux d'avoir toujours voulu t'excuser auprès de lui.

Au même moment, tu es aussi furieux que les gens de La Push soient si heureux du départ des Cullen. Ca t'ennuie beaucoup. Ils font la fête pour la même chose qui a dévasté Bella.

Le temps passe, et Charlie est de plus en plus inquiet. Billy ne t'interdis plus d'aller voir Bella, mais tu sais d'instinct qu'elle n'a pas envie de te voir - ni personne d'autre. Tu essayes de ne pas trop t'inquiéter pour elle, mais c'est dur quand Billy est sans arrêt en train de parler d'elle. Elle ressemble à un zombie selon Charlie. Elle n'a plus jamais sourit depuis qu'Edward est parti.

Un mois s'écoule. Un jour, tu entends le ronronnement familier d'un engin devant la maison. Tu peux à peine le croire, mais Bella vient de s'arrêter. Tu frissonnes jusqu'à ce que tu la voies. Elle est dans un état encore pire que ce que tu avais imaginé. Elle a perdu beaucoup de poids et de profondes cernes entourent ses yeux. Ses cheveux semblent plus foncés, et elle est blanche comme un linge. On dirait qu'elle va s'écrouler à tout instant. Et puis elle te regarde, et elle sourit d'un véritable sourire. Elle est contente de te voir. Ce n'est pas grand chose, mais c'est tout pour toi.

Tu prêtes attention à tout ce qu'elle dit ou fait, sans qu'elle ne le remarque. Tu compares son image à ce que tu en as entendu dire par Charlie. Elle te parle des motos et tu es très excité. C'est quelque chose que tu maîtrise, et tu crânes un peu. Elle a l'air vraiment à l'aise, et tu te sens pareil. C'est comme si elle avait été avec toi tous les jours durant les années passées - tu n'as pas l'impression de ne pas l'avoir vue pendant des mois. Vous vous amusez tous les deux, comme toujours. Même état d'esprit.

Tu commences à réaliser pendant les jours suivants que tu es bon à autre chose qu'à la mécanique : tu peux rendre Bella heureuse. Pas comme elle l'était avant, mais plus qu'elle l'était ces derniers temps. Charlie et Billy s'appellent tous les jours, et tu es transporté de joie à l'idée de pouvoir l'aider. Tu la vois aller de mieux en mieux - souriant et rigolant de plus en plus, très excitée à propos de vos petites manigances - et tu te dis au fond de toi que tu ferais tout pour elle.

Elle n'est pas redevenue comme avant pourtant, et tu lui passes tous ses caprices. Elle a l'air de renaître d'elle-même, et tu lui donnes la place de le faire, juste en restant à ses côtés et en la laissant diriger.

Avec Bella, tout va bien, mais si ça n'était pas pour elle, la vie serait nulle. Embry a rejoint le culte de Sam, et tu es à la fois inquiet pour lui et en colère après lui. Il ne te reparlera plus. Toi et Quil essayez de vous imaginez qu'est-ce qui se passe, mais vous ne comprenez pas. Billy est tellement exaspéré à propos de tout ça, et il te regarde en riant tout le temps. Ca te rend anxieux. Tu en parles à Bella, et elle te remonte le moral parce qu'elle le prend au sérieux elle aussi. Elle t'enlace, et ton coeur explose presque.

Bien sûr, tu es conscient que tu es en train de tomber amoureux d'elle. Tu sais aussi qu'elle n'est pas prête, et qu'elle ne pense pas à toi de cette façon. Tu sais qu'il faudra être patient pourtant, et tu croises les doigts pour qu'un jour elle te voit différemment. Tu es content d'être si grand, parce que tu ne parait pas avoir seize ans. Tu prends de la carrure sans pour autant avoir à faire de la muscu comme le fait Quil, et ça te rend heureux aussi. Elle dit que tu es pas mal...

Elle t'invite à sortir avec sa bande d'amis, mais les plans tombent à l'eau, et il n'y a que toi et Bella et Mike Newton. Il est aisé de percevoir la tension dans l'air. Tu te détends quand tu les vois - elle n'apprécie pas plus que ça ce gars. Elle n'est pas à l'aise avec lui comme elle l'est avec toi. Elle lui parle à peine. Tu apprécies le film d'horreur plus que ceux que tu as déjà vus. Elle te préfère. C'est évident.

Il tombe malade. Tu l'attends avec Bella, et tu te sens vraiment lourd. C'est bizarre - tu te sens supérieur, très en confiance. Tu planes, et tu te choques toi-même avec les choses que tu lui dis. Tout sort comme ça. Elle admet que tu es son préféré, bien qu'elle pleure encore la pourriture qui lui a brisé le coeur. Pendant une demi seconde, tu es rempli de rage à l'idée que quelqu'un puisse la blesser autant. Tu voudrais le tuer. Tu es surpris par cette vague d'émotion, et tu te reprends rapidement.

Tu ramènes Bella chez elle, et tu es plein d'espoir. Ca va marcher. Tu es le seul avec qui elle est heureuse. Elle a besoin de toi. Tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour la rendre heureuse. Tu lui promets. Tu te sens bien. Encore une fois...

Tu rentres à la maison, et Billy te regarde d'une façon agaçante. Tu te sens énervé, comme si on te plantait des aiguilles partout sur la peau. La pièce semble trop chaude - Bella t'a dit que tu avait de la température. Tu confirmes.

Billy dit que tu as l'air bizarre, dans un état critique, et une vague de rage te transporte. Cette fois-ci, tu ne peux pas l'arrêter. Tu te sens perdre le contrôle, une colère si puissante que tout ton corps en tremble. Une part de toi sait que cette réaction est stupide, mais l'autre part, plus importante, est habitée par la fureur. Tout est brûlant, comme si la pièce était en feu. Tu peux sentir la chaleur dans tes os.

Et puis, horrifié et choqué, les tremblements sont de plus en plus incontrôlables et tu sens ton corps se détacher. Tu es terrifié. Ca prend seulement une seconde, mais c'est la plus longue seconde de ta vie. Tu te sens exploser, et tu as l'impression de mourir.

Mais ton corps se rattrape avant cela - tu ne voles pas en éclats. Tu es dans une nouvelle forme que tu ne comprends pas. Ta tête cogne le plafond, et tu regardes Billy d'une certaine hauteur. Les tremblements ont stoppé, mais la colère est toujours là. Tout ce qu'il y a autour de toi est brûlant et rouge. Tu essayes de crier après Billy, pour qu'il t'explique, mais tout ce qui sort de ta bouche est un grognement monstrueux. Tu recules d'un pas, et la pièce tremble. Tes lèvres s'étirent sur tes dents et tu peux entendre grogner et tu veux secouer Billy et lui demander ce qu'il t'a fait. Tu tends le bras dans sa direction, et cette énorme pattes avec des griffes bouge à la place de ta main. Tu te regardes, et un terrible hurlement sort à travers ta bouche.

Billy te parle comme si tu étais un enfant, lentement et calmement, te disant d'être calme, que tout va bien. Mais il ne te dit pas ce qui s'est passé - qu'est-ce que tu es. Ça te met en colère à nouveau, ce qui n'a pas l'air de le surprendre. Est-ce qu'il s'y attendait ? Pourquoi est-ce qu'il ne t'en avait pas averti ?

Billy s'approche du téléphone et appelle quelqu'un. Aussitôt que tu entends le nom de Sam, tu t'énerves. Sam était au courant de ça. Un horrible grognement empli la maison. Billy parait effrayé, et tu es juste en face de lui, tes mâchoires à deux doigts de le mordre. Tu te fais violence pour reculer, et entends encore ce cri effrayant.

C'est à ce moment que les voix commencent à parler dans ta tête. Mais il y a tellement plus que des voix. Derrière les mots, tu peux voir des images et ressentir des émotions. En quelques secondes, tu comprends. Tu vois le monde à travers des mots, la réponse à ta question. Loup-garou. Tu es un monstre.

C'est Embry qui t'aide le plus. Tu reconnais sa voix même s'il n'y a pas de son. Tu vois à quel point il est soulagé de t'avoir avec lui maintenant. Sam le laisse t'expliquer, le laisse te parler hors de la maison (Billy te facilite la tâche en te gardant la porte ouverte - tes épaules peuvent à peine passer). Dans les bois derrière la maison, tu vois les autres pour la première fois. Ils sont énormes et terrifiants. Tu es horrifié d'être comme eux.

C'est une longue nuit. Ils te montrent tout. Toutes les histoires et les légendes dont tu as entendu parler au long de ta vie sont des faits historiques. C'est comme atterrir dans le pays d'Oz, où tout devient coloré, excepté que ce nouveau monde n'est pas ce beau petit lieu rempli de munchkins. Tu es en train de vivre un film d'horreur. Tu es l'un des monstres. Ils te montrent pourquoi c'est arrivé, et c'est la pire partie. Parce que les vampires sont réels, eux aussi. Plus que ça, hors mis le fait qu'il existe des vampires assoiffés de sang, il y a ta meilleure amie, la fille que tu aimes, qui est amoureuse de l'un d'entre eux. Au début, tu ne veux pas croire qu'elle connaît la vérité, mais ils réussissent à te convaincre qu'elle en est pleinement consciente. Ça te rend malade maintenant, de te rappeler combien elle a pleuré pour lui.

Tu es un monstre, toi aussi, mais pas un méchant. Tu es de ceux qui existent pour protéger ta famille contre les méchants. Et ce n'est pas facile. Particulièrement quand ils t'annoncent que ton statut de protecteur légendaire implique que tu ne peux plus fréquenter les gens normaux. Tu es trop dangereux pour ça maintenant. Dans six mois, dans un an, peut-être. Tu dois aller à l'école pour garder le secret, mais pas d'autres risques inutiles. A l'école, tu dois focaliser toute ton énergie pour rester calme. Oublier tes études. Ne tuer personne.

Et Bella, c'est totalement hors de question. Quand tu protestes, tu vois les souvenirs de Sam. C'est comme si tu y étais. Tu le vois implorer Emily. Tu entends la réponse que Sam a envoyé dans un accès de folie irrationnelle - la furie qui est la marque de fabrique et la fléau de l'existence des loups. Tu le vois se mettre hors de lui, sa main toujours tendue vers elle. Tu regardes ses griffes lacérer son visage. Tu la vois tomber par terre, inconsciente. Tu ressens sa panique, sa terreur. C'est si fort qu'il ne peut pas revenir en arrière pour l'aider. Tu penses que tu es en train de regarder sa mort (même si tu sais qu'elle est toujours en vie, ça te frappe - tu te retires de la souffrance du souvenir). Tu vois Jared et Paul accourir pour aider, amenant Sue Clearwater (une aide-soignante - le meilleur choix possible quand l'un des employé de l'hôpital est un vampire). Sue s'occupe d'Emily tandis que Sam agonise dans la forêt, se cachant, encore incapable de revenir à lui-même...

Et tu comprends qu'ils ont raison, tu ne peux pas voir Bella. Ta promesse sera inutile. Tu vas la blesser, comme les autres monstres.

En regardant les souvenirs de Sam continuer à défiler, tu vois comment revenir à toi-même. Tu te calmes comme il l'a fait, et tu reviens à ta forme normale. Nu et malade, tu t'enfonces dans le noir et tu pleures comme tu n'as jamais pleuré de ta vie.

Les autres sont surpris. Ça te prend des jours, voire des semaines pour que tu comprennes vraiment comment redevenir humain.

Ta nouvelle vie commence sur des accès de tension. Non seulement les vampires sont réels, mais en plus ils sont ici. Des nouveaux, pas les Cullen. Ils chassent dans le territoire, et c'est ton job de les arrêter. Tu peux le faire. Toute ta haine envers ce qu'Edward et le reste des Cullen ont fait à Bella est canalisée dans ta chasse après ces deux-là, le mâle aux cheveux noirs et la femelle aux cheveux oranges.

Vous attrapez le mâle en un rien de temps. Tu flaires le vampire, en prenant soin de l'éviter. Jared fait le guet, car ses yeux sont comme des télescopes - il peut voir à des kilomètres. Le vampire s'arrête dans une petite clairières, et Jared le voit parler à Bella. Tu te précipites vers eux, mais Sam hésite. Tu as dépassé les frontières du traité. Est-il un des amis des Cullen ? Il a violé le traité avec ses meurtres, mais tu ne peux pas le prouver - tu n'en as pas été témoin. Sam ne veut pas commencer une guerre sans être sûr des conséquences. Tu penses qu'il devient trop précautionneux. Vous vous disputez, et quand il est clair que Laurent veut faire du mal à Bella, Sam est aussitôt à tes côtés.

Tuer Laurent est plus simple que vous ne vous y seriez attendu. C'était peut-être dû au fait que vous étiez cinq contre un ? Tu sais que ce n'est pas le cas. Toi et Sam avez fait le plus gros du boulot, et tu penses que tu aurais pu le faire tout seul. Peut-être que les vampires ne sont pas aussi solides que les histoires le laissent penser.

L'image du visage terrifié de Bella dans la clairière est toujours ancrée en toi. Elle était horrifiée - plus horrifiée par ta nouvelle image que par le vampire aux yeux rouge sang. Tu te demandes constamment comment elle s'explique ce qu'elle a vu.

La chasse continue, et la femelle aux cheveux oranges vous donne plus de fil à retordre. La meute ne comprend pas ses motivations, il est donc difficile de deviner ses actes. Et elle est vraiment très forte pour s'éclipser.

Avoir un vampire dans les pattes te rend nerveux. Ils ont tous l'air d'en avoir après Bella à la fin. Tu tournes autour de sa maison la nuit, pour t'assurer qu'elle est en sécurité.

La vie quotidienne devient une corvée. Mais les autres sont impressionnés par ton contrôle, et durant ces nombreuses semaines à traquer la vampire aux cheveux oranges, ils sont de plus en plus stupéfaits. Tu es meilleur pour contrôler tes "épisodes" (comme vous les appelez) que les autres. Ca a pris un an et demi à Sam pour arriver au point où tu en es au bout de deux semaines. Tu es même meilleur pour ça qu'Embry, Jared et Paul. Mais ça ne te rend pas plus heureux pour autant. Pourquoi quelqu'un voudrait-il être meilleur en tant que loup-garou qu'un autre ?

Pourtant, tu commences à penser que tu pourrais aller voir Bella. Tu es certain, maintenant que tu sais à quoi t'attendre, que tu peux te contrôler en sa présence. Et elle appelle tout le temps. Les monstres dans la forêt l'ont sans aucun doute traumatisée. Elle a besoin de toi. Ça occupe tes pensées la plupart du temps. Sam te met en garde - personne mieux que lui ne peux savoir ce qu'on ressent lorsqu'on a fait une erreur.

Tu ne peux même pas lui parler par téléphone. Tous les loups et les anciens sont perturbés par tes souvenirs - ils ont été si prudents par rapport au traité, et tu l'as brisé, bien qu'inconsciemment. Au moins les vampires qui avaient signé le traité étaient partis, donc ça ne provoquerait pas de guerre. Et Bella ne semblait pas croire plus que ça à cette histoire... Mais Sam te donne un ordre : tu n'es pas autorisé à dire la vérité à Bella. Il te l'a dit sous sa forme de loup, et tu peux percevoir tout l'autorité que ça implique à travers ses pensées. C'est le chef de meute, et tu ne peux pas lui désobéir.

Bella est persistante pourtant, et tu n'es pas surpris de la voir se camper devant la maison. Tu convaincs les autres que tu peux soutenir une conversation, de toute façon elle doit bien avoir lieu. Sam accepte - il est incapable d'être trop dictatorial dans son rôle de chef de meute, surtout avec toi (mais c'est une autre histoire). Il te conseille de rester calme, et il insiste sur le fait que tu dois lui dire ce qui est nécessaire pour la garder éloignée. Il pense à Emily, et comment peux-tu lui en vouloir ?

C'est plus difficile que tu le pensais. Tu regardes le visage de Bella alors que tu reviens sur tes mots, et c'est comme si quelqu'un te plantait une lame dans le ventre. Tu es tout aussi minable que ce vampire qui l'a brisée. Tu as l'impression de prendre toute ton espérance et toute ta joie, et les siennes aussi, et de les écraser dans ta main. Pendant un moment, la colère est tangible - tu commences à avoir chaud, mais tu le contrôle. Tu es à deux doigts de perdre le contrôle quand elle se met sur la défensive à propos des vampires. Comment peut-elle penser qu'ils sont si bons, en particulier maintenant, après tout ce qu'ils lui avaient fait ? Comme si être un vampire n'était pas déjà assez.

Et puis elle rejette la faute sur elle - elle pense qu'elle a fait quelque chose de mal, et que c'est pour ça que tu es comme ça. Elle te supplie presque de la pardonner. Tu te détestes terriblement de lui faire ça. Tu t'enfuis, mutant aussitôt que tu es hors de vue afin de ne pas pleurer comme tu l'as fait la dernière fois.

C'est une longue après-midi. Tu en as ras-le-bol qu'Embry essaie de te réconforter, ras-le-bol que Sam approuve sans arrêt ce que tu as fait. Tu te demandes si tu n'as pas blessé Bella aujourd'hui de la même façon qu'il avait blessé Emily. Tu retournes à ta forme humaine pour t'éloigner d'eux, et tu rumines toute la nuit. Tu quittes la maison pour t'éloigner de Billy, qui est aussi énervant que les autres.

Tu réalises cependant que bien que Sam t'aies interdit d'expliquer la vérité à Bella, il ne t'a pas pour autant interdit de la voir. Tu sais que ça va être difficile, mais tu ne peux pas rester là en la laissant penser que tu ne veux plus être son ami. Tu dois t'excuser, trouver une solution.

Tu prends ta moto et la cache dans une autre rue. Tu rentres furtivement dans sa chambre, et tu es surpris par sa colère. De plus, elle est dans un état épouvantable - presque aussi épouvantable que le jour où elle a débarqué chez toi. Ses yeux sont rouges et ses joues sont humides. Tu te détestes encore plus, en voyant ça. Tu essayes de lui expliquer, mais les ordres de Sam te retiennent.

Tu essaies au moins de lui faire clairement comprendre à quel point elle est importante à tes yeux et que cette séparation n'est pas ton choix. Alors que tu lui parles, tu penses d'abord que tu as eu tort de venir. Tu n'arranges rien. Ça ne peut pas s'arranger, du moment qu'elle ne comprend pas. Si seulement elle pouvait croire à toutes les histoires que tu lui avais racontées le premier jour...

Tu réalises ensuite qu'elle sait déjà ce que tu veux qu'elle sache. Tu essaies de la faire se rappeler, mais elle est à moitié endormie et dans les vappes. Tu as un peu plus d'espoir, mais tu es aussi plus tendu. Va-t-elle s'en souvenir ? Va-t-elle y penser ? Si elle le fait, que va-t-elle penser ? Va-t-elle être effrayée et dégoûtée ? La perspective qu'elle puisse réagir comme ça te rend triste. Elle est capable d'accepter un vampire... Ça te débecte.

Tu sais qu'aussitôt que tu auras muté, Sam et les autres seront au courant de cette escapade. Tu espères que tu pourras le cacher jusqu'à ce que Bella comprenne. Tu conduis ta moto jusque chez toi, et tu te promets que tu vas rester calme, peu importe la raison.

Quand tu te réveilles le matin, Billy te signale que Bella est passée, et qu'elle t'attend sur la plage. Tu es surexcité et stressé. Peut-être qu'elle a déjà compris. Elle n'a pas simplement appelé. A-t-elle déjà accepté ce que tu es ?

Donc tu te rends sur la plage et tu vois son visage. Elle est effrayée et chamboulée. Tu peux voir dans son expression qu'elle n'accepte pas ta nouvelle vie. Ça te met hors de toi. Tu dois focaliser ton énergie pour rester humain. Tu l'accuses de son hypocrisie, et puis tu ressens un soulagement accablant lorsque les malentendus sont éclaircis. C'est toujours énervant de voir à quel point elle est protectrice envers ses vampires, mais au moins elle accepte aussi ta situation. Encore une fois, tu es plein d'espoir. Peut-être que vous pourrez passer outre ce bazar et vous voir encore.

C'est un immense soulagement de pouvoir parler ouvertement avec elle. Tu es surpris d'apprendre qu'elle en sait plus à propos vampires qui rôdent autour de Forks que la meute, et horrifié de savoir que la femelle aux cheveux oranges en a toujours voulu après Bella. Tu appréhendes d'en parler aux autres ; tu veux mettre un plan en place pour protéger Bella. Tu te sens très furieux, sachant que quelqu'un veut la blesser. Pour la première fois, tu es content d'être un loup-garou. C'est horrible, mais, en même temps, tu peux protéger Bella. Finalement, c'est quand même utile.

Tu réunis la meute. Alors que tu es confiant maintenant que tu peux te contrôler en présence de Bella, tu as oublié d'en faire un compte rendu aux autres. Paul réagit plus violemment que tu t'y étais attendu. Tu es obligé de muter devant Bella pour la protéger, mais tu ne peux pas voir sa réaction. Tu dois éloigner Paul d'elle. Heureusement pour toi, tu es plus imposant et fort de jour en jour. Ce n'est pas difficile de pousser Paul dans les bois. Sam vous rejoint rapidement, et ordonne à Paul de se calmer. Tu leur parles de la vampire aux cheveux oranges et de Bella - ça ne prend pas longtemps, en communiquant à travers les pensées comme vous le faites. Bien que Sam doive reconnaître l'importance et la nécessité de ces informations, il t'enguirlande un moment. Il met le doigt sur la façon dont tu as mis Bella en danger ce jour-là, et ensuite, il enguirlande Paul pour être ce danger. Finalement, il te rappelle qu'il comprend, et vous vous réconciliez tous les trois. Tu réalises que vous vous entendez mieux qu'avant. Tu trouves plus agréable de faire partie de la situation, maintenant que tu peux aider Bella.

C'est étrange comme les choses redeviennent normales, bien qu'en même temps tout soit différent et dangereux. Bella est la seule chose qui te permet d'équilibrer la situation. Tu passes quelques heures à dormir la nuit, mais la plupart du temps tu parcours les bois avec Sam ou Embry, à la recherche d'un indice montrant le retour de la femelle aux cheveux oranges. Quand ce n'est pas ton tour, tu passes autant de temps que possible avec Bella. Votre amitié a atteint un nouveau niveau d'intimité. Tu connais tous les autres secrets, et ça fait une plus grande différence que tu ne l'avais imaginé. Tu es stupéfait de voir à quel point elle est incapable de partager, à quel point elle est seule depuis qu'elle a eu le coeur brisé. Ça te perturbe encore de voir qu'elle pleure toujours les Cullen. Tu n'arrives pas à voir la différence entre les Cullen et les vampires qui lui tournent autour, mais elle, elle y arrive. C'est évident qu'elle est terrifiée par ce vampire. Tu essaies de la rassurer. Et tu es content qu'elle n'ait plus à rester seule maintenant.

Tu t'inquiètes pour Bella quand elle est seule lorsque tu patrouilles. Tu n'est pas heureux quand tes plans pour l'aider sont amusants - se détacher de l'anxiété constante -, et encore moins quand tes plans sont interrompus par Victoria. Elle fait une tentative peu enthousiaste pour traverser votre territoire. Ça te semble suspect, et lorsqu'elle prend la fuite par la mer, tu t'inquiètes de savoir si elle a un nouveau plan. Toi, Jared et Embry reprenez votre forme humaine le long de la côté, cherchant un signe montrant qu'elle a essayé de revenir sur la côté. Vous retournez à La Push sans réussir à flairer son odeur. Embry continue de chercher avec Jared, mais tu veux prendre des nouvelles de Bella. Juste pour être sûr que la femelle aux cheveux oranges ne vous a pas échappé.

Bella n'est pas sur la plage, ni la femelle aux cheveux rouges, ni personne d'autre. Tu retournes au milieu des arbres, mais la tempête est si forte que personne ne peut te voir. Sa camionnette n'est plus devant la maison. Tu penses d'abord qu'elle est rentrée chez elle, mais des marques fraîches se dirigent dans l'autre direction. Ce n'est qu'au moment où tu trouves la camionnette abandonnée au bord de la route près des falaises que tu te rappelles la promesse que tu lui a faite quelques jours auparavant. Sauter des falaises. Au même moment, tu entends au loin le cri de Bella, diminuant au fur et à mesure qu'elle tombait.

Tu te précipites jusqu'au bord en quelques secondes. Tu n'arrives pas à distinguer quoi que ce soit au-dessous - les vagues sont violentes, il n'y a aucune trace d'un impact récent. Tu t'élances au-delà du bord, et tu plonges tête la première dans les eaux profondes.

Il y a beaucoup de courant. Tu sais quelle force tu déploies pour réussir à nager à travers, et tu sais que Bella n'est pas aussi forte. Aucun humain n'est assez fort pour lutter contre ce courant.

Tu cherches frénétiquement, tes yeux perçants ratissent l'eau. Finalement, tu vois quelque chose d'un blanc éclatant - ses mains luttant inutilement contre les vagues. Tu es submergé, essoufflé, et incroyablement paniqué. Personne d'autre n'aurait été capable de le faire dans les mêmes circonstances, même pas Sam, mais tu te concentres et te forces à retrouver ta forme humaine. Alors tu t'accroches à Bella et la remonte à la surface.

Tu souhaites lui apporter les premiers soins. Tout ce à quoi tu penses est de lui enlever l'eau des poumons. Il y en a tellement. Elle reprend conscience, puis s'évanouit. Tu ne sais pas quoi faire. Tu la ramènes sur la plage, espérant qu'il y a de l'aide qui les attend. Les pensées de Jared et d'Embry étaient avec toi pendant que tu plongeais, mais maintenant tu es coupé d'eux.

Sam arrive, mais Bella se réveille avant qu'il ait pu t'annoncer la nouvelle de la tragédie qui a eu lieu au village. Tu es désolé de l'avoir enlevé de là où on avait besoin de lui. Bella semble aller bien. Tu ne sais pas si elle a besoin d'un docteur, mais elle veut seulement rester, alors tu la ramènes chez toi. Tu es exténué par toutes ces nuits à courir, et tu tombes de sommeil à ses côtés. Tu te sens bien là, tous les deux sans secrets, en sachant qu'elle est en sécurité.

Billy te réveille quand il rentre à la maison. Il est chamboulé de réaliser que Harry est parti. C'était un des meilleurs amis de Billy, un oncle en quelques sortes, et aussi un des plus trois anciens au courant pour les loups. Ça semble injuste qu'il soit mort.

Tu ramènes Bella chez elle, sachant que Charlie sera affligé lui aussi. De plus, tu remarques qu'il y a quelque chose de différent avec elle, mais tu n'arrives pas à mettre le doigt dessus. Perdre Harry te fait prendre conscience que tu as bien failli la perdre aussi - c'en était si proche. Ces pensées te terrifient. En même temps, tu es tout de suite content de l'avoir sauvée. Elle est vivante parce que tu es un loup-garou. Tu deviens plus conciliant pour ton destin.

Comme vous allez bientôt arriver, tu la prend dans tes bras, soulagé de pouvoir le faire. Pour la première fois depuis la première nuit où tu as muté - la nuit du film d'horreur - tu penses que ça peut marcher. C'est tellement agréable de la porter comme ça. Est-ce qu'elle ressent la même chose ? Peut-être que ce n'est pas aussi fort que ce qu'elle ressent pour le vampire, mais ça doit bien vouloir dire quelque chose qu'aucun de vous ne soit entier sans l'autre. C'est comme si tu étais là pour être avec elle.

Elle commence à se débattre. Elle n'est pas encore prête pour le moment, mais tu penses qu'elle le sera bientôt. Il faut juste être patient. Tu ouvres la portières de la voiture, et cet instant tranquille est brisé.

Il y a un vampire à proximité. Tu penses d'abord à la femelle aux cheveux oranges, et tu devines qu'elle s'est servie de la distraction causée par la mort de Harry pour s'infiltrer à l'intérieur. Tu ne sais pas exactement où elle est ou si elle vous regarde. Tu as peur de te changer pour la chasser, au cas où elle se servirait du moment où tu muteras pour attaquer. Tu décides que le meilleur plan est de ramener Bella à La Push, de laisser Embry avec elle, et d'aller la traquer avec Sam.

Cependant, quelque chose ne va pas. L'odeur n'est pas la bonne. Un vampire, certes, mais pas le même dont l'odeur t'a brûlé le nez la semaine dernière.

Avant que tu n'aies pu donner un sens à cela, Bella te demande de t'arrêter. Son visage est nettement plus éclairé et coloré que d'habitude, depuis qu'elle est venue te chercher, totalement détruite. Elle pense que les Cullen sont revenus, et la voiture rutilante près de la maison confirme sa théorie. Son enthousiasme t'écoeure. Tout ce qu'elle veut c'est aller retrouver son vampire, comme si elle n'avait pas été touchée par ce qu'il lui avait fait. Tu es furieux. Tu as du mal à te calmer.

Il est clair que tu vas devoir utiliser la force si tu veux l'empêcher de rentrer. Elle a l'air certaine que ce sont ses vampires. Elle est déjà partie - pour toi, elle est à des kilomètres. Et tu as des responsabilités. La meute avait totalement ignoré les limites de traité depuis que les Cullen étaient partis. Tu ne peux pas laisser tes frères avoir des problèmes, ignorant que les Cullen étaient de retour.

Tu détestes avoir à la laisser partir ici, et tu es tellement en colère que ce soit ce qu'elle veuille. Le future qui semblait si prometteur quelques secondes auparavant est réduit à néant. S'en fichait-elle qu'ils l'aient quittée ? Ça ne comptait donc pas ? Pas une fois elle n'avait exprimé de colère envers ce qu'ils lui avaient fait. Tu supposes qu'elle n'a même jamais été en colère contre eux. Elle accepte ce qu'ils avaient fait sans poser de question.

Il faut que tu t'en ailles, parce que tu ne vas pas être capable de te contrôler plus longtemps. Tu peux sentir la fureur monter. Tu la laisses toute seule dans la rue, souhaitant plus que tout qu'elle va t'appeler, qu'elle va changer d'avis. Elle ne le fait pas.

Tu cours à l'hôpital, et finalement reviens sur tes pas. La colère a légèrement baissé, et tu te rends malade pour sa sécurité. Tu appelles, et elle répond. C'est donc vrai. Les Cullen sont de retour, et elle a choisi les vampires à ta place.

C'est une mauvaise nuit pour les loups Quileute. Sam a remis les limites en place, si bien que vous ne pouvez plus protéger que la réserve. Sam ne veut laisser aucune chance au vampire de passer - il peut y avoir une demi-douzaine de vampires de l'autre côté, et leurs intentions ne sont pas claires. Tu t'inquiètes pour Bella et la femelle aux cheveux oranges, mais Sam te dit de laisser les Cullen s'occuper d'eux. Tu détestes l'idée que Bella leur appartienne.

Les jours passent. Personne n'a essayer de franchir la frontière. Billy appelle Charlie, et il s'avère qu'un seul des Cullen est revenu, et elle va rester avec eux. Ça ta rend fou. Sam est inquiet - quelle est la nouvelle politique ? Les frontières sont-elles maintenues ? Pour combien de temps ? Le reste d'entre eux va-t-il revenir ? Sont-ils au courant pour la femelle aux cheveux oranges ? Considèrent-ils qu'elle est sous la protection du traité ? Dans ce cas, le traité est violé. Et s'ils ne s'occupent pas d'elle, la meute se verra obligée de le faire elle-même. Sam, Billy et le vieux Quil discutent à propos des possibilités pour qu'il y ait une guerre...

Mais Sam veut d'abord avoir des informations - essayer de rester pacifiste autant que possible - et tu es volontaire pour ce job. Tu insistes pour y aller en personne. Tu as besoin de voir son visage, de voir combien elle est impliquée là-dedans. Tu dis à Sam que tu pourras mieux connaître la vérité si tu y vas en personne, que tu seras capable de voir si elle ment ou pas. Tu ne le trompes pas sur tes motivations, mais il te laisse y aller quand même.

Tu y vas pendant les funérailles, afin de pouvoir lui parler honnêtement, sans que Charlie ne vous interrompe. Jared et Embry ne veulent pas te laisser y aller tout seul, même si tu es certain que le vampire est parti pour le moment. Tu sais qu'ils vont rester à proximité, mais tu ne veux pas qu'ils entendent. Tu veux pouvoir parler vraiment à Bella, mais c'est sans compter sur ta capacité à rester calme. Sa maison sentait mauvais - ça te brûlait le nez. Elle est imprégnée de l'odeur de la vampire. Vous êtes tous les deux quelque peu hostiles, mais elle répond à tes questions. La Cullen est juste de visite. Tu te dis que les choses vont redevenir normales une fois qu'elle sera repartie.

Tu n'arrive pas à partir. Tu peux voir que tu l'a blessée, et tu reviens pour la trouver en train de pleurer. Tu te sens à la fois pire, et mieux. Mieux parce qu'au moins elle ne s'en fiche pas de toi. Elle pleure pour toi. C'est quelque chose.

Tu es capable de parler maintenant, mais c'est difficile. Elle les aime. Les monstres qui l'ont blessée - elle les aime. Elle s'intéresse à toi aussi, mais pas autant. Cependant, la vampire est repartie... Tu es confus, pas certain de savoir comment te sentir.

Tu la prend dans tes bras, et c'est comme avant - comme ça doit être. Tu prends son visage dans tes mains, et soudain, tu as envie de l'embrasser plus que tout au monde. Ce n'est pas comme tu l'avais prévu - mauvais moment avec la vampire qui tournait quelque part autour. Mais tu penses que c'est peut-être comme ça que ça doit se passer. Peut-être qu'elle va le sentir. Tu vois le conflit dans ses yeux, et tu te demandes quelle part d'elle va gagner quand tes lèvres toucheront les siennes.

La sonnerie du téléphone retentit à ce moment, et tu réponds. Quel autre choix avais-tu ? Ça pouvait être Sam, il pouvait y avoir des ennuis là-bas. Tu entends le ton clair de la voix, avec ce léger accent anglais, et tu sais qui c'est au premier mot. Encore l'un d'entre eux. Peut-être que Bella avait tort à propos du retour des autres. Peut-être qu'elle mentait.

Bella est à nouveau en colère lorsque la vampire revient. Avant de pouvoir éclaircir les choses, tu sens la brûlure causée par l'approche d'un vampire. Tu entends le bruit sourd du retour presque silencieux de la vampire. Tu essayes de t'en aller, mais l'odeur est plus forte dans le hall. Avant que tu aies pu sortir, la sangsue est là.

C'est juste une chose mince, mais d'après ce que Bella t'a dit à propos des vampires avec des dons, tu n'es pas près de relâcher ta garde. Elle te prête à peine attention, cependant. Elle semble à peine consciente par ceux qui l'entourent, distraite par quelque chose. Bella appelle Alice. Alice prononce le prénom d'Edward une fois, et Bella s'écroule. La vampire l'avait-elle blessée ? Tu ne vois rien. Mais tu t'empresses d'attraper Bella avant que la vampire ne la touche, et tu l'éloignes.

La petite vampire semble très inquiète, et ça te surprend. Tu n'avais pas réalisé qu'ils pouvaient aussi avoir des sentiments et des émotions. Tu es révolté et stupéfait de voir combien Bella et Alice sont à l'aise quand elles se touchent. Tu aurais pu penser que les vampires ne pouvaient pas toucher les humains de telle sorte sans les blesser. Et Bella est tellement à l'aise avec Alice - capable d'interagir avec elle comme si Alice était humaine. Bella semblait la voir comme ça - comme une personne, presque.

La conversation est dure à suivre. Tu crois comprendre qu'Edward Cullen a des problèmes et c'est la faute de quelqu'un du nom de Rosalie. Bella gémit et appelle à l'aide, et la petite vampire est sur le point de la laisser faire, bien qu'il soit clair que c'était une question de suicide.

Tu suis Bella dans la cuisine, où elle écrit un petit mot à Charlie. Tu lui demandes de na pas y aller. C'est comme si tu n'avais rien dit du tout. Elle te demande de t'occuper de son père.

Bella court prendre des affaires, et tu te retrouves seul avec Alice. Tu te mets le plus loin possible d'elle - l'instinct qui te pousse à muter et à attaquer est dur à contrôler - et tu l'accuses de conduire Bella à sa mort. En fait, c'est plus facile de lui parler que tu l'aurais pensé - elle réagit et parle comme un humain, bien que son apparence se rapproche affreusement de celle d'un monstre. Pour tes yeux perçants, elle est comme une pierre en cristal, anguleuse et brillante.

Alice s'énerve juste un moment, mais Bella revient, et elles partent. Pourras-tu jamais la revoir ? Tu la supplies littéralement de ne pas y aller, mais Bella s'en va après t'avoir embrassé la main. Tu a à peine le temps de cligner des yeux qu'elle a déjà foncé vers la mort, pour cette sangsue qui a ruiné sa vie. Pour la première fois depuis le début, tu perds le contrôle et tu mute contre ton gré.

La vie est plus sombre qu'elle ne l'a été auparavant. Les autres sont soulagés qu'Alice soit partie, qu'elle ait emmené Bella avec elle ou pas. Ils essayent de garder leurs sentiments pour eux, mais bien sûr, il n'y a aucun secret dans une meute de loups. Sam te fait patrouiller encore plus, et tu prends un soin tout particulier à veiller sur Charlie, comme Bella te l'a demandé.

C'est comme ça que tu découvres que la femelle aux cheveux oranges traque encore Bella. La meute l'encercle, rétrécissant lentement le périmètre, la laissant se rapprocher de Forks tout en plaçant un mur entre elle et Charlie... Cependant, elle fait demi-tour et détale. Vous la poursuivez, mais elle est rusée et plus rapide que le vampire aux cheveux noirs. Sa fuite inattendue vous fait relâcher votre garde - vous n'aviez pas donné signe de votre proximité. Faisait quelques recherches sur les faits, Sam réussit à voir ce qui s'est passé. Sa trajectoire avait rencontré la trace récente qu'avait laissée Alice Cullen. Ça semble avoir été suffisant pour qu'elle panique. Au moins, il est clair que ce n'est pas une amie des Cullen.

Charlie est paniqué, naturellement. Il débarque à La Push pour t'interroger, pour voir si tu sais quoi que ce soit qui pourrait l'aider à retrouver Bella. Tu aimerais pouvoir tout lui dire à propos des Cullen, mais tu ne peux pas livrer ton propre secret, et quel bien cela lui ferait-il ? Aucun d'entre vous ne peut sauver Bella.

Certaines rumeurs provenant de Forks disent que Bella est revenue vivante. Charlie n'appelle pas Billy pour autant - il a l'air trop furieux apparemment - alors tu l'apprends par Leah Clearwater. Charlie a appelé pour annuler la visite à sa mère : il ne voulait pas laisser Bella toute seule, parce qu'elle avait de gros ennuis. Tu es si soulagé qu'elle aille bien, tu ne te soucie de rien d'autre au début. Mais il ne faut pas longtemps avant que les autres ne débarquent. Le Dr. Cullen est revenu à l'hôpital - la famille entière est revenue à Forks. Sam remet les patrouilles en place, mais pas aussi loin qu'avant. Les vampires n'étaient pas au courant de la présence des loups-garous avant, mais à présent ils le sont. S'ils sont revenus pour de bon, alors la meute doit renforcer les frontières. Pour être sûrs qu'ils ne se méprisent pas sur ce qui appartenait aux Quileutes.

Billy a des nouvelles de tout ça, grâce à Charlie. Edward est revenu, apparemment à nouveau tenant du titre de petit ami de Bella, sans aucune répercussion pour son abandon. Bella ne vient pas te voir, et tu es en colère, bien que tu ne t'attendais pas à ce qu'elle le fasse. Tu es aussi en colère parce que Charlie laisse Bella sortir avec Edward. Ne pourrait-il pas, en tant que père, être capable de faire quelque chose à ce propos ?

Tu y vas avec un plan, et tu ne penses pas que c'est terminé. Si tu parviens à lui faire entendre raison, elle ne devrait plus vouloir le voir... Peut-être que si elle était loin de lui, elle serait capable de se rendre compte de son emprise sur elle, se rappeler ce qu'il est et ce qu'il a fait.

De plus, tu as un nouveau soucis maintenant. Depuis qu'Alice est revenue, ta plus grande frayeur est que l'un des vampires perde le contrôle en présence de Bella et la tue, trop assoiffé. Ça te vient à l'esprit maintenant, qu'il y a peut-être quelque chose de pire. Peut-être qu'ils ont des intentions pire que de vouloir se désaltérer. Tu ne veux même pas y penser, mais tu n'arrives pas à t'enlever ça de la tête.

Peut-être qu'il vont essayer de la faire devenir l'une des leurs.

C'est la plus horrible chose que tu puisses imaginer. Pire que de la tuer - la voler à elle-même et la faire devenir une créature inhumaine et comme la pierre, une parodie de ce qu'elle a déjà été une fois. Ça serait comme de laisser un étranger entrer dans son corps, juste une version détournée et froide de son corps.

Tu sais que la seule chose qui pourrait mettre Charlie en colère plus que tout (à part la vérité, que tu ne peux pas lui dire) est la moto de Bella. Tu la conduis jusqu'à sa maison et dit à Charlie que tu la ramènes, puisque Bella ne vient plus à La Push. Charlie vire au rouge et te crie dessus pendant un quart d'heure et te promets d'appeler Billy pour lui raconter de quoi il retourne. Quand il te laisse partir, tu préfères te retirer dans les bois plutôt que de rentrer, sachant que la sangsue saura que tu es là, à cause de ton odeur. Tu as un avertissement à lui délivrer.

Comme prévu, Edward Cullen vient avec Bella pour te voir avant qu'elle n'affronte Charlie. C'est très dur de te contrôler, mais tu ne vas pas te battre ici, devant Bella. Elle pourrait être blessée, et tu ne serais pas le seul à violer le traité cette fois-ci. Que les Cullen aient le mauvais rôle pour une fois.

Bella est furieuse. Tu étais préparé à ça, mais c'est dur de la blesser comme ça.

Le vampire te prend par surprise, en te remerciant pour tout ce que as fait pour Bella. Tu refuses de croire qu'il est véritablement sincère. C'est juste par politesse. Tu découvres que ses capacités à lire dans les pensées sont pires que ce tu croyais. Il voit tout ce que tu penses.

Bien qu'il sache l'avertissement que tu étais venu lui donner, tu réponds à la question de Bella à propos du traité. Non seulement ils ne sont pas autorisés à se nourrir des humains s'ils veulent préserver la paix avec les loups-garous, mais ils ne sont pas non plus autorisés à créer de nouveaux vampires.

La réaction de Bella t'en apprend tellement plus que ce que tu voulais savoir. Jusqu'ici, tu pensais seulement que les Cullen voulaient la transformer. Tu ne t'étais pas attendu à ce qu'elle en soit consciente. Maintenant tu apprends qu'elle l'a même planifié elle-même - c'est ce qu'elle veut.

Tu dois lutter plus que jamais pour rester calme et ne pas muter. Le reste de la conversation ne veut plus rien dire. Bella veut être un vampire. Elle ne réalise pas que ce changement est une forme de mort - pire que toutes les autres.

S'il la transforme, la guerre sera ouverte. Tu rentres pour l'annoncer à tes frères. Vous devez vous préparer...
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:13

Modifié le mardi 11 novembre 2008 05:00